Accueil

9 novembre 2006

 

 

 

Forum Social « Pour un monde sans faim »
« Labourer-douar evit ur bed hep naon »
à Quimper du 21 au 25 novembre 2006

Petits paysans, maraîchers, éleveurs, représentants de syndicats et d’associations, formateurs agricoles, analystes politiques engagés dans la mise en œuvre d’une durabilité écologique, d’une solidarité planétaire, d’une véritable justice sociale dans l’usage de la terre et dans les circuits alimentaires se sont associés pour ouvrir pendant une semaine à Quimper le débat sur l’alimentation, l’agriculture, l’utilisation de la terre et de l’eau, les échanges agricoles internationaux et locaux.

Nous souhaitons par ces échanges que chacun comprenne mieux les enjeux, les orientations passées et à venir et les voies à ouvrir pour un équilibre économique respectueux des paysans, des citoyens et des citoyennes, de la nature au niveau mondialisé. C’est dans cet esprit que nous vous y accueillerons.

Voir programme ci-dessous.

Quel développement pour une société solidaire et économe ?

24 octobre 2006

Diaporama darie Jean-Marie Harribey
diapodevbase.pdf

Programme du Samedi 25 novembre 2006

18 octobre 2006

Journée forum à la Maison de Quartier

du Moulin Vert, Quimper

9 h 30 : Accueil

10 heures Table ronde

Cohérence et la reconquête de la qualité de l’eau

Animateur : Jean-Paul Le Pohon
Avec Hubert Yan, Jean-Mathieu Le Saux et Jean-Pierre Osmas de l’Eau et la Terre

11 h 30 Deux ateliers

Commerce équitable et Souveraineté alimentaire

Intervenants : Ingalań Bro Gerne, Le Collectif De l’Ethique sur l’Etiquette, Minga, Ethiquable (Pascal Le Naour)

Agriculture, aquaculture, pêche : mêmes logiques, mêmes impacts, mêmes impasses ?

avec Michel Beucher et Pierre Le Mée (ATTAC 29), Pierre Mollo (CEMPAMA de Fouesnant), Camille Gouzien et Jean-Claude Gourves (pêcheurs artisans), Michèle Pendelièvre (Commission Mer et Littoral des VERTS), Alain Plusquellec (UBO)

12 h 45 Pause Tartines biologiques et équitables

14 heures Table ronde

« Tous acteurs pour redessiner le paysage agricole local »

La problématique de l’installation en agriculture et de l’accès au foncier.

Avec : Terre de Lien, Confédération Paysanne, Groupement des Agriculteurs Bio, Collectif Dé-marches pour l’installation.

15 h 30 Pause Détente

15 h 45 Table ronde

« Alimentation et santé : le défi de la biodiversité »

Intervenants : Marc Dufumier, enseignant chercheur à l’Institut National Agronomique de Paris-Grignon et Jean-Pierre Nicolas de Jardins du Monde.

17 h 30 Ateliers

Circuits courts, ateliers de production, est-ce viable ?

AMAP : Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Avec les adhérents de WOUAMAP, des agriculteurs biologiques, Gilles Maréchal

Comment échapper aux OGM ?

Avec des faucheurs d’OGM et Pascale Loget, vice-présidente du Conseil Régional, chargée de l’Agenda 21.

A partir de 19 heures

Soirée festive

Buffet biologique , concert avec le groupe Xarma à partir de 21 heures

 

Réservation du repas du samedi soir

avant le jeudi 23 novembre

Par le formulaire de contact ci-dessous dans ce site ou par téléphone : 08-75-44-30-37 ou par courriel : cotintoulec@wanadoo.fr

Buffet biologique préparé par Sylvie Thomas, « La bio du Tinduff » à Plougastel Daoulas.

Repas concert : 15 euros

Concert avec le groupe Xarma, répertoire latino.

Concert seul : 5 euros.

Télécharger l’affiche et le dépliant

18 octobre 2006

Si vous souhaitez imprimer l’affiche et le dépliant, ils sont téléchargeables.

depliant.pdf

affiche.pdf

Organisateurs et participants

18 octobre 2006

Organisateurs

Attac Quimper et Concarneau
CICODES
Collectif Eau Pure
Confédération Paysanne
Espace Solidaire
Faucheurs volontaires
Groupement des Agriculteurs Biologiques du Finistère
Ingalañ
L’eau et la Terre
Maison de l’Agriculture Biologique
Peuples Solidaires
REPCIP29
WOUAMAP

Participants
Cohérence
Collectif de l’Ethique sur l’Etiquette
Gros Plan
L’œil vert
La ferme de Kerlavic
Minga
Terre de Liens

Le dessin de l’affiche est réalisé par Jacques Hetet, artiste verrier à Pont de Buis les Quimerch.

La librairie « Le Livre Phare » de Concarneau présentera des ouvrages en lien avec les débats au cours de la semaine.

Pétition contre les naufrageurs du vin

18 octobre 2006

Objectif : 1 million de signatures !

Ils veulent transformer nos vins en une boisson industrielle et
standardisée ! Ils veulent faire des vignobles et des vignerons européens un « modèle » de productivisme !

Les villages, les terroirs, les paysages, l’histoire, la culture, les
femmes et les hommes des vignobles, les savoirs accumulés, le petit vin populaire savoureux, le beau Cinsault du Minervois, le taquin Fié gris de Saint Bris, le viril Chenin sec, le séduisant Grenache de la vallée du Rhône, le confidentiel Len de l’el de Gaillac, les milles et un cépages de France, les cinq milles variétés du monde, toute cette richesse devrait disparaître pour faire place à l’uniformité et à la reproductibilité ?

Contre les naufrageurs du vin, la Confédération paysanne lance un appel citoyen.

Pour en savoir plus et signer la pétition, rendez-vous sur le site de la campagne :

Contre les naufrageurs du vin

Dé-Marches pour l’installation

18 octobre 2006

Le collectif de porteurs de projets conduisant la démarche s’est formé
hier soir… et ne demande qu’a s’élargir.

Il a réafirmé sa volonté de conduire cette Transhumance bretonne (20
brebis seront ainsi ramenées du Finistère pour l’installation d’un
jeune en brebis laitière avec transformation fromagère) afin de
sensibiliser les agriculteurs, élus, consommateurs à la viabilité d’une
agriculture à taille humaine et à la difficulté d’accès à la terre pour
ce type de projets nécessitant de petites surfaces.

Le collectif lance maintentant différents appels :
- un appel aux porteurs de projets voulant intégrer le collectif. En
effet, plus celui-ci sera développé, plus la démarche sera
retentissante. Pour intégrer le collectif, il suffit aux porteurs de
projets intéressés d’envoyer un mail ou de passer un coup de téléphone
(voir contacts ci-dessous)… et d’être prêt à venir marcher au minimum
une journée. Une feuille de renseignement leur sera envoyée en retour de
leur message.
- un appel aux marcheurs désirant se joindre au collectif pour un jour
ou plus, ou désirant nous rejoindre durant une étape du soir. Un
calendrier présentant les étapes sera bientôt prêt et diffusé largement.
- un appel aux organisations désirant apporter leur soutien à la démarche
- un rassemblement plus conséquent est programmé au passage de Pontivy.
Rendez-vous donc le 4 novembre à 14H00 sur la place A. Briand pour
rencontrer les marcheurs.

En attendant de vous voir sur le canal…

Pour le collectif Dé-Marches pour l’installation,
Julien Brothier
Contacts : 06.26.10.15.49 – marchepourinstallation@yahoo.fr

Formulaire de contact

18 octobre 2006

Pour toute question ou suggestion, envoyez-nous un courriel :

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
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Pour une agriculture écologique, sociale et solidaire

3 octobre 2006

Plusieurs associations et organisations ( l’Eau et la Terre, Collectif Eau Pure, Cicodes, Peuples Solidaires, Ingalan, Minga, Attac, PARADES, REPCIP29, Groupement des Agriculteurs Biologiques, Maison de l’Agriculture Biologique, UDSEA, Espace Solidaire, Whouamap ) partageant des valeurs communes se sont rassemblées au cours de l’année 2006 pour réfléchir ensemble et informer le public lors d’un forum local visant à :

- mieux comprendre par le dialogue et la formation avec les acteurs locaux et des experts, le tissage entre « nature et société » dans l’agriculture.

- élaborer des propositions alternatives au modèle existant prenant en compte les articulations entre la question sociale et la question environnementale ( certaines propositions feront l’objet de rédaction de fiches-propositions pour l’agenda 21 )

Les rencontres en amont du forum avec agriculteurs biologiques, faucheurs d’OGM, syndicalistes nous ont permis de réaliser un état des lieux et de définir des orientations politiques et citoyennes du local au global en accord avec les valeurs de liberté, de justice, d’égalité et de solidarité.

Etat des lieux :

Le Finistère : un département très agricole :

- Un modèle agricole puissant et intensif, développé au cours des trente glorieuses, initié par le modèle capitaliste américain d’après-guerre et soutenu par les mouvements syndicalistes et coopératifs.

- Classé du 1er au 5ème pour les productions de porcs, de volailles, d’œufs, de légumes primeurs et de lait.

- Environ 11000 exploitations sur 397500 ha de surface agricole utile (SAU) soit les 2/3 du territoire. La SAU reste stable alors que le nombre d’exploitations baisse.

- Le statut agricole se modifie : le nombre des exploitants individuels diminue alors que GAEC et EARL ( Exploitations Agricoles à Responsabilité limitée ) augmentent.

- L’accession à la terre devient inabordable : une exploitation de 40 laitières qui produit 300000 l de lait par an vaut dans les 400000 euros. La transmission familiale devient un vrai problème.

- Un état d’esprit, une éthique de « rapport à la terre » qui disparaît progressivement chez les paysans au profit de la recherche de rentabilité, de subventions.

- Le département es classé en zone vulnérable et 20 de ses cantons sont en ZES (zone d’excédents structurels ) en application de la directive européenne de 1991 relative aux nitrates. Eau non potable et prolifération d’algues vertes sont les principales conséquences.

- Un maillage bocager détruit lors du remembrement. ( déforestation, modification de l’écoulement des eaux, assèchement des zones humides, diminution de la faune et de la flore, dénaturation et érosion des sols…)

- Une industrie agroalimentaire très présente : 200 établissements dépendant d’entreprises de 10 salariés ou plus, ce qui représente plus de 16 000 emplois principalement dans l’industrie des viandes (9 100 personnes), du poisson (2 900), des corps gras et du lait (1 300), et des fruits et légumes (1 200).

- Le secteur volaille a une vocation quasi exclusive à l’exportation mondiale. La baisse des prix, associée à des paiements directs de l’Etat détruit dans certains pays du Sud ( Sénégal ) la production locale.

- Une agriculture biologique qui concerne 250 producteurs dont une centaine en élevage sur 2% de la SAU. 30 de ces producteurs transforment leurs productions sur place et qui se développe essentiellement en dehors des grands bassins de production agricole parmi les exploitants les plus jeunes et les mieux formés.

- Une politique agricole nationale favorisant toujours l’agriculture industrielle : l’agriculture biologique ne peut bénéficier des aides européennes au même titre que l’Italie ou l’Allemagne.

- Des consommateurs qui s’intéressent à des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement, qui apprécient la sécurité, la saveur des produits biologiques mais qui consacrent un budget restreint à l’alimentation ( 30 % des revenus aujourd’hui contre 50 % dans les années 50 ), effet aggravé par la précarité des revenus, et qui ne remettent pas en question leurs habitudes alimentaires ( essentiellement basé sur l’apport de protéines ) promues par le système marchand.

- Des multinationales Norvartis, Monsento etc…, fortes d’équipes techniques et commerciales percutantes, qui innovent sans cesse et popularisent ces innovations grâce à un discours à connotation généreuse, largement relayé par les médias : productions de médicaments, nécessité de lutter contre la faim dans le monde etc… Si jamais, dans l’opinion publique, le principe de précaution est invalidé par la perspective d’œuvrer pour la bonne cause, la porte devient grande ouverte à toutes les autres applications…Même si les agriculteurs bretons ne sont pas actuellement sous la dépendance créée par ces semenciers – parce que ce n’est pas une région céréalière et qu’il n’y existe pas de tradition de multiplication de semences ( comme cela peut l’être dans le sud ouest…)- la Bretagne est néanmoins une grosse consommatrice d’OGM par le biais des élevages industriels hors sol qui nourrissent leurs animaux à partir de végétaux génétiquement modifiés ( soja pour les protéines, maïs pour l’apport énergétique…). Tant qu’il y aura du maïs en Bretagne ( qui nécessite 500 l d’eau / pied au cours de toute sa croissance et permet d’obtenir de confortables subventions ), il faudra importer du soja (essentiellement transgénique). C’est la stratégie de la mondialisation des marchés s’établissant, entre autres, à partir d’une répartition planétaire de ces 2 cultures.

Bilan et problématiques :

- La course à la productivité, la logique extensive et uniformisante des multinationales en compétition sur le marché mondial provoquent un coût écologique de plus en plus élevé tant au niveau local qu’au niveau mondial ( eaux et sols pollués, territoire dénaturé, aliments malsains, biodiversité menacée, ressources naturelles affaiblies )

Que deviennent les droits naturels d’accès à l’eau, à l’énergie, à une alimentation saine, à la terre dans cette logique ?

- Le travail est une denrée précieuse. Alors les industries agro-alimentaires pourvoyeuses de main-d’œuvre ont beau jeu de présenter cet alibi pour disqualifier ceux qui remettent en cause leur modèle de développement. Pourtant…

Si toutes les exploitations se mettaient au bio, le besoin de bras dans les nouvelles exploitations, n’absorberait-il pas les débauches dans ces usines ?

Mais ce type d’emploi n’est pas actuellement développable, car empêché par le non accès à la terre de ceux qui voudrait le promouvoir.

- Le lien social se distend toujours davantage. La mondialisation, sous couvert de rationalité et de pragmatisme économique, organise la spécialisation des fonctions : Tout le monde en ville, avec des quartiers pour dormir, d’autres pour travailler, d’autres pour consommer. Ici, ceux qui produisent à bas coûts, là, ceux qui consomment à outrance. En nous faisant croire, qu’à terme, la main invisible du marché lissera tout cela pour le bien être de tous.

Ne faut-il pas au contraire, privilégier les circuits courts et remailler le tissu social en re-localisant productions et consommations sur des territoires plus restreints ?

René Louail

21 août 2006

Eleveur de poulets avec label dans les Côtes d’Armor, René Louail est aussi l’un des cinq membres du bureau exécutif de la Coordination Paysanne Européenne. Créée en 1986, la CPE représente 18 organisations paysannes et rurales de 11 pays européens qui avancent une réforme en profondeur des politiques agricoles en Europe et dans le monde. Reconnue comme interlocuteur professionnel agricole par les institutions européennes, la CPE a également participé à la création en 1993 d’un mouvement paysan mondial, la Via Campesina.

 

René Louail exposera les principes politiques à mettre en œuvre pour libérer l’agriculture de l’agro-business et l’orienter vers la souveraineté alimentaire, la protection de l’environnement, l’emploi et les modes de production.

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